D’un point de vue esthétique, la démarche recherche l’abstraction et la géométrie que peuvent créer l’ombre et la couleur dans la ville.

La majorité des photographies de cette série ont été prises à Nice où la lumière est souvent vive, intense. Dans les ruelles étroites de la vieille ville, elle dessine des canyons lumineux. Façades colorées et ombres profondes se conjuguent alors pour donner naissance à une composition géométrique, sculptée par la lumière. Devant ce décor coloré et contrasté, parfois à la limite de l'abstraction, je guette les ombres fugaces des passants qui vont sortir de l'obscurité pour s'éclipser aussitôt.

 

D’un point de vue symbolique, la série interroge le passage de la lumière à l’ombre et les répercussions que cela engendre sur l’individu.

Les passants ne sont plus que silhouettes, ombres chinoises : dans l’ombre ils perdent leur identité, leurs particularités, leur singularité. Dans l’ombre, ils deviennent anonymes, ils sortent de la lumière de la cité.

Vue de l'exposition de la série "Éclipse" au jardin Serre de la Madone en Menton.
Vue de l'exposition de la série "Éclipse" au jardin Serre de la Madone en Menton.